La vie, l'esprit et l'universe
Comparatif entre divers mouvements philosophiques et religieux et la Scientologie à la lumière de récentes découvertes scientifiques.
Introduction
Depuis la nuit des temps, l’être humain s’est interrogé sur sa nature profonde, son devenir, sa relation avec Dieu et le monde.1
Qui n’a pas, en étant confronté à l’immensité de l’univers ou à la mort, évoqué d’une manière ou d’une autre l’un de ces sujets ? Ces questions fondamentales, concernantl’âme, la Genèse et la notion de Dieu ont été formulées de multiples façons, dans le cadre de diverses croyances religieuses et à travers l’histoire de la philosophie.
En France, il existe une méfiance très ancrée vis-à-vis de tout ce qui touche à la religion. La séparation de l'Eglise et de l'Etat, l'éducation laïque et les débats qu'elle suscite face à la montée de l'islamisme, en sont des manifestations assez parlantes. Ce clivage idéologique ne date pas d'aujourd'hui, ni même de la révolution française. Les errements de l'Eglise au cours de son histoire, ses éternelles connivences avec le pouvoir politique, l'inquisition, et plus récemment, le pétainisme, ont laissé des traces dans l'inconscient collectif. Les Français se veulent "cartésiens", pourtant peu ont lu ses Méditations Métaphysiques. Ils seraient très surpris de découvrir que Descartes était croyant, qu'il doutait du corps mais point de l'âme, que sa pensée n'avait rien de carré, mais au contraire qu'elle était d'une grande souplesse en dépit de sa rigueur formelle.
Quatre siècles de pensée positiviste, pensée matérialiste par excellence, et un siècle de marxisme laissent peu de place au sacré et aux préoccupations métaphysiques. Dans ce contexte, les inquiétudes de Bergson, Teilhard de Chardin ou Levinas constituent une exception au sein d'un flot ininterrompu de pensée matérialiste. Au dogmatisme inquisitorial de l'Eglise succédèrent d'autres dogmes, comme ceux de la science du XIXe siècle, de l'anthropologie et de la psychiatrie allemande ou du "marxisme scientifique" en Union Soviétique. Se cramponner aux idées reçues est bien commode, que ce soit dans le domaine de la philosophie ou de la science. Dans ce cadre, la théorie de la relativité d'Einstein eut beaucoup de mal à s'imposer. Depuis l'avènement de la physique quantique et de la théorie de la relativité complexe, nous assistons à un intense bouillonnement d'idées, aussi passionnant qu'au moment où apparaît le De Revolutionibus Orbium Celestium de Copernic2.
Ces idées constituent un virage à 180° par rapport à la conception de la réalité dans laquelle nous vivons. Curieusement, les nouvelles tendances métaphysiques émanent plutôt des scientifiques qui ont eu à étudier le monde des particules élémentaires que des spécialistes des sciences humaines. Il est curieux de voir à quel point ils se rapprochent de la philosophie orientale ou des idées exprimées par Ron Hubbard au début des années cinquante.
Dans les pages suivantes, vous trouverez un tableau permettant de comparer des notions fondamentales liées à la quête spirituelle de l’homme et à sa conception de l'univers à travers le temps.
Sommaire
I) L'âme, l'esprit, la conscience (vai alla prima parte)
La Bible
L'Islam
Les Védas
Pythagore
Platon
Aristote
Saint Augustin
Saint Thomas d'Aquin
Descartes
Voltaire
Teilhard de Chardin
Michel Random, écrivain, "L'énergie et la troisième matière"
Régis Dutheil, physicien, "L'homme super-lumineux"
J. Bousquet, biophysicienne, réflexions sur la survivance du psychisme après la mort
Georges Lerbet, réflexions sur l'univers psychique
Dr Doepak Chopra, endocrinologue, Dr Fritjof Capra, physicien nucléaire “Le TAO de la physique nucléaire”
Brian Josephson, prix Nobel de physique, Jean Charon, physicien, "Le monde éternel des éons"
Ron Hubbard, réflexions sur la nature de la vie
II) Dieu et l’infini
L’univers physique
La matière, l’énergie, l’espace et le temps (vai alla seconda parte)
La Bible
Les Védas
Saint Thomas d'Aquin
Descartes
Teilhard de Chardin
Sir John Eckles, prix Nobel de physiologie et de médecine
Fritjof Capra, physicien nucléaire
David Bohm, physicien, théorie de "l'univers holographique"
Karl Pribam, neurophysiologiste, théorie du "cerveau holographique"
Michel Random, écrivain, à propos de "la troisième matière" de Lupasco
Basarab Nicolescou, théoricien au CNRS "De la physique quantique à l'ontologie"
Jean Charon, physicien, "L'Homme et l'Univers"
Ron Hubbard, Les Facteurs et les Axiomes de Scientologie
Bibliographie
L'âme, l'esprit, la conscience
La Bible
Selon la Bible, "Yahvé Dieu modela l'homme avec la glaise du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie et l'homme devint un être vivant". Le corps est donc partie intégrante de l'homme, il est animé par le souffle vital et retourne à la glaise après la mort (Genèse 2). L'homme a perdu l'immortalité par la faute d'Adam: "Si, par la faute d'un seul, la mort a régné du fait de ce seul homme, combien plus ceux qui reçoivent la grâce et le don de la justice régneront-ils dans la vie par le seul Jésus-Christ", mais la présence divine demeure en l'être humain et ce don du Saint-Esprit s'épanouit par la résurrection des corps lors de la "Parousie" (retour glorieux du Christ le jour du jugement dernier), après quoi "de même que le péché a régné dans la mort, de même la grâce régnerait par la justice pour la vie éternelle par Jésus-Christ notre Seigneur" (Romains V).
L’Islam
"Allah est le créateur de toute chose. L’âme est une créature comme les autres créatures. La connaissance de sa réalité est réservée à Allah le Puissant et Majestueux. Allah s’en est réservé la connaissance…Allah le Très Haut et Son Messager ont fait de l’âme diverses descriptions ; ils ont dit qu’elle peut monter et descendre et qu’elle est extraite du corps comme le cheveu de la patte ... Il faut affirmer les qualités mentionnées dans les Deux Révélations (le Coran et la Sunna)… l’âme n’est pas comme le corps"…
"Allah envoie l’ange pour insuffler l’âme dans l’embryon conformément à ce qui a été rapporté d’après Abd Allah ibn Massoud:
le Messager d’Allah, le très véridique, nous a raconté que l’un de vous est constitué dans l’utérus de sa mère pendant 40 jours. Et puis, il se transforme en caillot de sang pendant le même laps de temps. Et puis il devient un fœtus pendant le même laps de temps. Et puis on envoie l’ange pour lui insuffler une âme et l’on donne à l’ange l’ordre d’écrire quatre mots concernant sa subsistance, le terme de sa vie, son oeuvre et son sort". Sheikh Muhammed Salih
Les Védas
L’âme est immortelle, elle est enchaînée au cycle des naissances et se plie à la loi du Karma, selon laquelle nous expérimentons dans toute vie future les conséquences de nos actions passées. Par le travail d’ascèse lié à la méditation ou à d’autres pratiques, l’âme se perfectionne, jusqu’au moment où elle est libérée du cycle des naissances et de la mort.
Pythagore (VI ° av J.C. )
L’âme est immortelle. Elle existe avant le corps et survit à celui-ci ; elle peut aussi le quitter en utilisant des techniques appropriées. Après chaque mort, l’âme retourne chez Hadès , elle se purifie par le cycle des réincarnations, pour être enfin délivrée du cycle des naissances et retourner à sa source divine.
Platon, Socrate (428-348 av. J.C.)
L’âme est immortelle, elle appartient au monde des idées, son essence est la vie, elle est donc contraire à la mort. L’être n’apprend pas, il ne fait que se rappeler ce qu’il a déjà saisi avant cette vie-ci. Cette âme qui nous est prodiguée par Dieu, habite la partie la plus élevée de notre corps, c’est le génie qui nous tire loin de la terre vers les régions célestes.
Aristote (384-322 av. J.C.)
Aristote développe les thèmes de Platon sur l’immortalité de l’âme, mais surmonte la dichotomie du corps et de l’esprit en expliquant que l’âme est unie au corps comme la forme à sa matière.
Saint Augustin (354-430)
Saint Augustin essaie de concilier la tradition platonicienne avec le christianisme ; pour lui aussi, l’âme est immatérielle et éternelle. La différence principale avec ses prédécesseurs étant que, du point de vue chrétien, il s’agit plus de la "résurrection des corps" que de la métempsycose (transmigration des âmes).
Saint Thomas d’Aquin (1127-1274)
Dans sa Summa Theologiae, monument de la logique et du savoir, St Thomas d'Aquin explique longuement les preuves de l’existence de Dieu et de l’âme. Il dit que l’être humain est le résultat de l’union de l’âme et du corps, il n’est ni pur esprit ni pure matière, mais un mélange des deux. L’âme n’est pas quelque chose qui habite un corps, mais le principe vital même, l’être, celui qui est conscient, qui subsiste de façon indépendante de la forme.
Descartes (1596-1650)
Descartes établit la prééminence de l’âme sur le corps à partir de l’évidence du phénomène de la conscience. "L’âme est une substance entièrement distincte du corps ... la notion que nous avons de notre âme précède celle que nous avons du corps, et elle est plus certaine, vu que nous doutons encore qu’il y ait au monde aucun corps, et que nous savons que nous pensons".
Voltaire (1694-1778)
"Oui, Platon, tu dis vrai: notre âme est immortelle ; c’est un Dieu qui lui parle, un Dieu qui vit en elle. Eh ! d’où viendrait sans lui ce grand pressentiment, ce dégoût des faux biens, cette horreur du néant ? Du monde et de mes sens, je vois briser les chaînes et m’ouvrir loin du corps, dans la fange arrêté, les portes de la vie et de l’éternité. Je te verrai sans ombre Ò vérité céleste ! Cette vie est un songe et la mort un réveil".
Teilhard de Chardin (1881-1955)
Teilhard, homme de science, mystique et poète nous parle avec passion de la noosphère (de "noos", pensée). Il émet l’hypothèse de l’exaltation collective des âmes disposées en une seule voûte (...), la réunion de ces âmes créant la noosphère, destinée à se clore isolée sur elle-même. La fin du monde: renversement d’équilibre, détachant l’esprit, enfin achevé, de sa matrice matérielle pour le faire reposer désormais, de tout son poids, sur Dieu-Oméga. On trouve ici la dualité de Platon et sa théorie du monde des idées, accompagnées de la notion chrétienne de la Parousie (retour glorieux du Christ le jour du jugement dernier). "Le surnaturel est un ferment, une âme, non un organisme complet. Il vient transformer la nature mais il ne saurait se passer de la matière que celle-ci lui présente ".
Régis Dutheil
Extraits de la thèse de Régis et de Brigitte Dutheil:
"L'existence de notre conscience n'est pas douteuse. Par contre, sa nature n'a jamais été clairement définie. Qu'est-ce que la conscience ? Pour les matérialistes, c'est une production du cerveau et elle disparaît à la mort.
Pour Régis Dutheil, la conscience et le cerveau auraient deux modes de fonctionnement: l'un normal, local et spatio-temporel, l'autre plus rare, non local.
1. la supra-conscience: elle est composée de particules superlumineuses et se situe en dehors de notre corps, le monde superlumineux.
2. la conscience locale: elle est encore appelée "moi sous-lumineux" et se compose de photons (elle appartient donc au monde "lumineux"). Elle se partage, avec le système nerveux, l'exploitation des informations qui lui parviennent de la supra-conscience. C'est elle qui pense, décide et résout les problèmes de la vie quotidienne.
Quand la supra-conscience communique avec la conscience locale, le transit serait réglementé par le cortex cérébral. Tout ce qui est nécessaire à notre vie quotidienne est filtré et transmis à la conscience locale. Le cerveau transforme les informations abstraites en hologrammes c'est-à-dire en images tridimensionnelles qui représentent pour nous la réalité.
La véritable communication se ferait au moment de la mort physique ; l'immortalité de la conscience locale qui, lors de la mort, se détache du corps physique et cherche à s'unir à son homologue superlumineuse.
Les implications de la théorie superlumineuse permettent, elles aussi, de rendre compte de certains phénomènes paranormaux, ainsi les vies antérieures pourraient être simultanées avec la vie actuelle compte tenu de l'inexistence du temps dans l'univers superlumineux.
Ce que la science n'a découvert que bien tardivement, les traditions ésotériques séculaires semblent depuis longtemps l'avoir abordé. En effet, la culture de "l'énergie vitale" se retrouve dans de nombreuses civilisations parfois disparues. Au sein même de leurs pratiques (rites initiatiques ...), nous trouvons de curieuses similitudes avec ce que découvrent aujourd'hui les physiciens.
Ainsi nombre de phénomènes inexpliqués liés à ces rites trouveraient leur sens aujourd'hui." Régis et Brigitte Dutheil
J. Bousquet biologiste
"En effet, le problème qui se pose à l’homme dès qu’il réfléchit au sens de la vie est: D’où venons nous ? Qui sommes-nous ? Où allons nous? Pouvons-nous, aujourd’hui, compte tenu de l’irruption de la physique quantique dans la biologie, de la reconnaissance des champs informationnels et surtout des extraordinaires travaux du mathématicien Émile Pinel, répondre "scientifiquement" à ces questions? La réponse est oui. Il importe seulement d’avoir quelques connaissances en mathématique et en physique. Les biologistes doivent d’urgence revoir le programme de physique appris dans l’enseignement secondaire pour revenir à la physique classique qui nous situe dans un continuum d’espace-temps tramé dans les ondes électromagnétiques constituées de vibrations. David Böhm définit le cerveau comme "un hologramme qui analyse l’hologramme de l’Univers". Nous savons aujourd’hui, grâce aux travaux du Biophysicien allemand F.A Popp, que les cellules communiquent par des photons corrélés et que le système de réparation de l’A.D.N se fait dans l’ultraviolet. Cependant, l’information étant par nature immatérielle (….), le photon n’est pas un bon candidat au support de la pensée. R. Sheldrake et tous les précurseurs depuis Gurwich en passant par E. Pinel l’ont abondamment démontré. Il faut donc trouver autre chose afin que le monde scientifique - réductionniste par nature - accepte de changer de paradigme, donc de concepts. C’est ainsi que des chercheurs - dont L. Kervran - ont été amenés à envisager que ce rôle pourrait être tenu par une particule énigmatique, sans charge ni masse pour l’instant, le neutrino. L’hypothèse est séduisante puisque les photons sont toujours décrits comme accompagnés de neutrinos. L’analyse fine de la lumière, photon par photon, permet de mesurer d’un côté, l’énergie du photon, de l’autre, la présence d’une onde vide capable, par ailleurs, d’effets matériels.
Les expérimentateurs précisent que le cerveau est sensible à ces ondes d’espace. Il nous reste à aborder le problème de la manière dont ces informations viennent structurer la matière et lui donner sa cohérence. Ces ondes vides ou d’espace sont capables d’utiliser la propriété essentielle du vivant à savoir la piézo-électricité ... C’est ainsi que se constituent les limites des formes, autrement dit les membranes constituées de polarités + et - ; nous savons que la piézo-électricité est la première propriété du vivant à disparaître au moment de la mort. Puisque le cerveau est sensible à ces ondes, les neurones (cellules cérébrales) transforment la vibration en courant électrique par l’intermédiaire du centriole sorte de centrale énergétique - mémoire relais des médecins quantiques - à l’origine de l’énergie cinétique de la cellule (E. Pinel). Dans cette approche, le cerveau est un transcodeur, il permet l’entrée de la pensée dans la matière, justifiant ainsi au passage, les théories de Hamer et la présence de "fusibles" capables de sauter ou de perturber l’énergie (support de l’information) d’un psychisme perturbé par une information destructurante. Compte tenu de tout ce qui précède, nous ne sommes pas ce que nous croyons. Nous devons cesser de nous identifier au corps matériel qui est seulement le résultat de la manifestation d’un champ complexe contenant tous nos concepts donc notre psychisme".
La première manifestation matérielle est la particule. "Dans cette nouvelle sorte de physique, il n’y a pas de place à la fois pour le champ et la matière, car le champ est la seule réalité". Albert Einstein.
Elle est toujours accompagnée d’une onde appelée onde psi qui renseigne sans arrêt la particule - et donc le champ qui lui est associé - de l’état énergétique - donc informationnel - de son environnement. Ceci est à l’origine des différentes lois de la physique (théorème de Bell, théorie du Boostrap de Chew, hologramme de l’univers) et surtout l’apparition d’une nouvelle vision du monde dans laquelle tout est inter-relié et où "on ne peut cueillir une fleur sans ébranler une étoile ou encore: le battement d’aile d’un papillon peut déclencher un cyclone ! " Cette analyse doit nous conduire à la démonstration que la mort n’existe pas. Elle consiste seulement à la disparition de notre corps physique et permet à l’entité de faire le point sur ses différents concepts, ses acquis et ses erreurs et de survivre dans un champ de lumière démontré par F.A Popp dans l’attente d’une nouvelle incarnation pour continuer son évolution. Nous devons absolument partir des travaux d’Emile Pinel parfaitement résumés par un excellent article du physicien Serge Nahon que vous pouvez consulter sur Internet.
Je me contenterai de citer les conclusions de Serge Nahon: "Ces champs sont, pour nous, aussi impalpables que le champ magnétique, pourtant ils agissent sur nous.
Mais le plus curieux est qu'à la mort de l'individu, les équations indiquent que deux de ces champs "meurent" mais pas le troisième. C'est pourquoi nous disons que les champs H1 et H2 "meurent". Mais le champ H3 ne "meurt" pas, c'est sa variation en fonction du temps qui meurt. Autrement dit, à la mort de l'individu, le champ H3 ne varie plus, il doit donc rester constant. Or il se trouve que ce champ a une composante psychologique, constatée par Emile Pinel sur les malades qu'il a soignés.
Toute incarnation implique une mort inéluctable de la forme physique, mais implique également une survivance au niveau du champ de forme contenant les impondérables, donc le psychisme ". Notre liberté réside dans la maîtrise de ce que nous acceptons de croire donc du contenu immatériel de notre psychisme".
Georges Lerbet
"L'Univers psychique et la pensée complexe: Dans cette troisième matière, psychique, Lupasco a vu la plus forte concentration d'énergie, analogue et non identique à celle rencontrée dans la matière nucléaire. C'est l'univers de l'esprit méditant, imaginant mais aussi vivant et se mouvant dans sa quête de la connaissance du monde qui l'entoure et dans lequel il baigne et dont il procède. En d'autres termes, cet univers psychique est modélisé de façon à rendre compte des processus physiques et biologiques les plus organiques dont le corps est le support, mais aussi des processus cognitifs qui gèrent ce corps et ce psychisme dans le temps et dans l'espace ... ".
Dr. Chopra endocrinologue
"Peut-être existe-il une plus grande réalité du corps physique. Peut-être le corps physique est-il ce que les Rishis (maîtres spirituels) de l'Inde appellent maya, illusion, qui nous donne l’apparence de quelque chose alors qu'en fait, au delà du masque de la mortalité, il y a autre chose. Au delà de cette façade de mortalité, il y a quelque chose d'autre qui survit à l'expression physique du corps physique… "
" …Si vous pouviez voir le corps à nouveau comme le physicien le voit, tout ce que vous verriez, ce sont des atomes. Et si vous pouviez voir les atomes tels qu'ils sont réellement, et non à travers l’artefact de l'expérience sensorielle, vous pourriez voir ces atomes comme des particules se déplaçant à la vitesse de l’éclair au sein d’immenses espaces vides. Ces particules ne sont pas du tout des objets matériels. Ce sont des fluctuations d'énergie et d'information au sein d’un immense vide d'énergie et d'information. Si je pouvais voir votre corps sans l'artefact sensoriel, je discernerais un immense vide avec quelques rares points et quelques décharges électriques aléatoires ici ou là et je verrai que 99,999999 % de votre corps est de l'espace vide !
Et le 0,000001 % qui apparaît comme de la matière est également de l'espace vide ... "
Dr Capra physicien
"La théorie des quanta et la théorie de la relativité nous conduisent l’une et l’autre à une perception du monde très proche de celle d’un bouddhiste ou d’un taoïste… Les éléments fondamentaux de la conception orientale du monde sont les mêmes que ceux de la vision de l’univers émergeant de la physique moderne. Il peut exister deux sortes de connaissance ou deux modes de conscience: le rationnel et l'intuitif. On les associe souvent à la science et à la religion. Sous ce double aspect de la connaissance, l'Occident et l'Orient s'opposent. Notre système abstrait de pensée ne saurait décrire ni comprendre totalement la réalité d'un monde qui est d'une variété et d'une complexité infinies, monde multidimensionnel où les phénomènes ne se produisent pas successivement mais simultanément.
La spiritualité orientale traite d'une expérience immédiate de la réalité, allant au-delà de la pensée et de la perception. Lao-tseu nomme TAO cette réalité ultime. La saisir est une expérience surgissant dans un état de conscience non ordinaire qui peut être appelé mystique. Cette expérience mystique orientale est décrite comme une intuition, extérieure à l'intellect et obtenue en observant, en regardant soi-même plus qu'en pensant - ce qui semble correspondre à la phase expérimentale dans la recherche scientifique"...
"L'imagination orientale, surtout indienne, a depuis longtemps conçu des mythes, des métaphores, des symboles, des images, vu l'insuffisance du langage, pour exprimer la réalité. Par ces moyens, les mystiques communiquent l'expérience qu'ils font de la réalité beaucoup mieux que ne saurait le faire le langage commun. Les mystiques chinois et japonais préfèrent utiliser les paradoxes, en vue de montrer les contradictions naissant de la communication verbale, pour désigner la réalité telle qu'elle est.
La physique moderne en arrive à adopter la même attitude à l'égard de ses théories verbales approximatives et inexactes. Elles sont la contrepartie des mythes asiatiques. La danse cosmique du dieu Shiva et la théorie du champ quantique sont des constructions de l'esprit, des modèles destinés à décrire une certaine intuition de la réalité".
Brian D. Josephson Prix Nobel de Physique
"Selon les Védas, l’esprit existe antérieurement à l’espace et a le pouvoir de l’engendrer. Une fois l’espace venu à l’existence, les formes matérielles peuvent s’y déployer. Et ces formes liées à l’espace sont celles qui nous paraissent être la réalité objective … Rien ne s’oppose à ce que nous admettions l’interaction de l’esprit et de la matière. Il suffit de se placer au niveau approprié de la physique…"
Jean Charon physicien
Jean Charon a travaillé dans le sillon des découvertes d’Einstein et il a développé la Théorie de la Relativité Complexe. Selon lui, les électrons ont des propriétés psychiques, et ces électrons qu’il appelle alors "Eons" contiendraient l’esprit.
"Je prendrai volontiers le pari que pour les générations qui vont suivre, la découverte la plus importante de notre vingtième siècle, n’aura été ni celle des forces nucléaires, ni celles touchant aux nombreux développement dans l’audiovisuel, ni même celle d’avoir inventé des engins pour nous rendre sur la lune: cela sera la découverte par la physique du monde intérieur".
"En fait, la découverte du monde intérieur constitue la troisième révolution relativiste accomplie depuis le début du siècle".
"Si l’électron est vraiment porteur d’esprit, c’est qu’il contribue aussi à notre esprit, puisqu’il rentre dans notre corps. Mais alors, si notre esprit est enfermé dans ce petit monde de l’électron, c’est que cette particule doit posséder dans sa propre structure toute la mécanique de représentation du monde, étant donné que c’est notre esprit qui est la source de la représentation que la science se fait du monde".
"Les éléments accumulés pendant une vie dans la mémoire acquise de chaque Eon ont besoin d’être, au bout d’un moment, coordonnés avec ceux de la mémoire innée Eonique. Cet équilibrage, nous l’avons vu, est déjà réalisé chaque nuit au cours de notre sommeil…dans le silence de l’entre vie, quand tous les Eons de notre corps retourneront "à la poussière"… mon moi vivant devient alors mon moi cosmique, il est seul, c’est-à-dire il n’appartient plus à un organisme vivant, il a devant lui le panorama complet de ses vies vécues au cours de ses incarnations successives, depuis des millions d’années, non seulement dans les hommes mais dans tout le règne du vivant.
Cette mémoire innée millénaire, qui porte toutes ses existences passées, cette mémoire qu’il ne distinguait que de manière floue pendant la période de vie, qu’il n’apercevait qu’à travers les données troubles de son inconscient, voici qu’il peut enfin en contempler la totalité du contenu. La mort n’est autre qu’une longue réflexion sur nos existences passées.
Jusqu’au moment où à nouveau mon Moi cosmique choisit de recommencer à participer à un organisme vivant….
La physique rejoint toutes les religions en concluant à l’immortalité du Moi. Elle vient en même temps de retrouver les bases de la psychologie Jungienne, notamment avec les notions de veille et de sommeil, de conscient et d’inconscient".
(Physique et spiritualité, article paru dans la revue Le Monde Inconnu en 1982).
Ron Hubbard (1911-1986)
…"La vie est plus qu'un système mécanique… un organisme mort se désintègre en poussière. Cependant, quelque chose a sans doute cessé de faire partie de cet organisme, au moment où il est tout à fait mort. Ce quelque chose a été appelé de différentes manières, l’âme humaine, l’esprit, la force vitale. Bergson l’a appelé "l’élan vital""…
"Appelons cette énergie vitale par un symbole, pour l’identifier, nous la désignerons par la lettre grecque thêta et la décrirons comme une énergie existante, séparée et distincte de l’univers physique tel que nous le connaissons". (1950)
"Thétan - la personne elle même - non son corps, son nom, l’univers physique, son mental ou autre chose; ce qui est conscient d’être conscient; l’identité qui est l’individu. Ce mot est formé à partir de Thêta (θ), symbole grec de "la pensée" ou peut-être de l’esprit. L’homme se compose de trois parties. La première est l’esprit, qu’on appelle en Scientologie le thétan, la deuxième est le mental, la troisième est le corps. Aucune partie du MEST (Matière-Energie-Espace-Temps) ne peut être statique, mais Thêta est un statique. Un statique n’a pas de mouvement; il n’a pas de largeur, ni de longueur, ni d’épaisseur, ni de profondeur; il n’est pas tenu en suspension par un équilibre de forces; il n’a pas de masse ; il ne contient pas de longueur d’onde ; il n’est pas situé dans le temps ou dans l’espace. Le statique a la particularité d’agir comme un miroir, il enregistre et conserve les images de mouvement.
Il peut même créer le mouvement, puis l’enregistrer et en conserver l’image. Il enregistre aussi l’espace et le temps de manière à enregistrer le mouvement qui n’est, après tout, que "changement dans l’espace à travers le temps". Le statique vital a parmi ses propriétés l’aptitude à mobiliser et animer la matière en des organismes vivants.
Le statique vital est engagé dans la conquête de l’univers physique. Le statique vital conquiert l’univers matériel en apprenant et en appliquant les lois physiques de l’univers physique. Une des activités fondamentales de thêta dans son effort de survie est de mettre de l’ordre dans le chaos de l’univers physique. Un organisme vivant est composé de matière et d’énergie dans l’espace et dans le temps, animée par thêta".
Dieu et l’infini
L’univers physique
La matière, l’énergie, l’espace et le temps
La Bible
La Bible, ouvrage de référence commun aux grandes religions monothéistes, explique l’origine du monde et de l’humanité dans la Genèse: "Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. Or la terre était vide et vague, les ténèbres couvraient l’abîme et un vent de Dieu agitait la surface des eaux. Dieu dit: que la lumière soit et la lumière fut…" Ainsi commence l’ancien testament, il décrit les étapes de la création dans "l’œuvre de six jours".
Les Védas
Les Védas sont peut-être les écritures religieuses les plus anciennes du monde. Leur enseignement de base est que la vraie nature de l'homme est divine. Dieu, ou le Brahman (principe suprême qui transcende toutes les dualités) comme il est généralement nommé, existe en chaque être vivant.
Saint Thomas d’Aquin (1127-1274)
"Dieu est sans limites. Dieu est parfait, il est présent partout, en toute chose. Dieu est inaltérable et il est en dehors du temps. Dieu est amour, son amour n’est pas passion mais action. Les frontières spatiales se traduisent par des formes dans l’espace, l’absence de limites dans l’espace est une absence de limites de nature matérielle qui ne peut s’appliquer à Dieu".
Descartes (1596-1650)
"Par le nom de Dieu, j’entends une substance infinie, éternelle, immuable, indépendante, toute connaissante, toute-puissante et par laquelle moi-même et toutes les autres choses (...) ont été créées et produites. Je n’aurais pas l’idée d’une substance infinie, moi qui suis un être fini, si elle n’avait pas été mise en moi par quelque substance qui fût vraiment infinie".
Teilhard de Chardin (1881-1955)
"Vaste et enveloppant comme la matière, mais chaud et intime comme une âme, Dieu est le centre partout répandu, dont l’immensité est due à un excès de concentration, dont l’opulente simplicité synthétise un paroxysme de vertus accumulées. Vous êtes mon Dieu au fond même et la stabilité du milieu éternel sans durée ni espace (…). Partout, l’émiettement, signe du corruptible et du précaire, et partout cependant, la trace et la nostalgie d’un support unique et d’une âme absolue, d’une réalité synthétique qui serait aussi stable et universelle que la matière".
Sir John Eckles, prix Nobel de physiologie et de médecine (1903-1997)
"Je voudrais que vous compreniez qu'il n'y a pas de couleurs dans le monde réel. Il n'y a pas de beauté, il n'y a pas de laideur. Rien de tout cela. Dehors, c'est un chaos de soupe et de champs énergétiques. Réellement. Nous prenons cela et quelque part en nous-mêmes, nous créons un monde. Cela se passe quelque part en nous-mêmes".
Dr Capra physicien nucléaire
"Dans la physique classique, il y avait cette notion que les objets sont faits de substance matérielle.
Mais lorsqu'on grossit ces objets, lorsqu'on cherche à savoir de quoi ils sont faits, on découvre qu'ils sont faits d'atomes et les atomes de particules. Mais ces particules, elles, ne sont pas constituées d'une substance qui soit matérielle. Ce sont comme des amas d'énergie.
Ces particules sont en transformation constante. On ne voit donc jamais aucune substance matérielle. Mais on assiste plutôt à un processus ininterrompu. Un processus de quoi? Il n'y a pas de réponse, car il n'y a pas de substance!
Les bouddhistes en avaient l'intuition, selon eux: l'univers, en définitive est un processus de transformation agissant selon des patterns , mais sans aucune substance matérielle."
Karl Pribam neurophysiologiste
"Travaillant indépendamment dans le domaine du cerveau, le neurophysiologiste Karl Pribram et le professeur Standford sont aussi persuadés de la nature holographique de la réalité. Pribram a tiré du modèle holographique une explication permettant de résoudre l'énigme du stockage de la mémoire dans le cerveau.
Le paradigme holographique:
L'aspect le plus intéressant du modèle holographique de Pribram appliqué au cerveau est ce qui arrive quand il est réuni avec la théorie de Bohm. Si le "béton" du monde n'est pas qu'une réalité secondaire et qu'il est une tache holographique de fréquences, si le cerveau est aussi un hologramme et choisit seulement certaines de ces fréquences, s'il transforme mathématiquement ses sensations en perceptions "concrètes", qu'est-ce que devient la réalité objective? Elle cesse d'exister.
Comme les religions de l'Orient l'ont soutenu longtemps, le monde matériel est une mâya, une illusion, et bien que nous puissions penser que nous sommes des êtres physiques se déplaçant par un monde physique, cela aussi est une illusion.
Nous ne serions que des "récepteurs" flottant dans un océan kaléidoscopique. Nous flotterions à une fréquence particulière que nous extrayons de cet océan et que nous transformerions en réalité physique. La réalité physique elle-même ne serait qu'un canal parmi beaucoup d'autres (d'autres réalités en somme) extraits du super-hologramme.
Cette image de réalité, basée sur la synthèse de la théorie de Bohm avec celle de Pribram, porte le nom de paradigme holographique. Bien que beaucoup de scientifiques l'aient salué avec scepticisme, il en a galvanisé d'autres. Un petit groupe de chercheurs en forte croissance pense que ce paradigme pourrait être le modèle le plus précis qu'on ait actuellement de la réalité. Ce paradigme pourrait servir de base à une science de la réalité.
Partant de là, certains croient pouvoir ainsi résoudre d'autres mystères de la science. L'un de ces mystères est celui du paranormal: est-il scientifique ? doit-il être inscrit à l'ordre des phénomènes naturels ? Certaines expériences ont constaté qu'il existait bien un "paranormal" (télépathie, voyance, guérison miraculeuse…) mais de nombreuses autres ont prouvé que ce phénomène n'était ni répétitif, ni prédictible. Avec le paradigme holographique, le paranormal devient compréhensible, il devient une partie de la nature. De nombreux chercheurs, y compris Bohm et Pribram, ont noté que beaucoup de phénomènes parapsychiques pouvaient être ainsi résolus.
Dans un univers dans lequel l'intelligence individuelle est en réalité indivisible, les parties plus grandes de l'hologramme sont connectées avec l'infiniment petit - avec tout l'infiniment petit. Ainsi, une faculté psi comme la télépathie serait simplement le signe d'une connexion (éphémère) au niveau holographique. Ceci une fois accepté comme hypothèse, il devient plus facile de comprendre comment l'information peut voyager de l'esprit d'un individu A à celle d'un individu B, sans tenir compte de la distance: il suffit de considérer A et B comme des particules, les esprits comme des objets à part entière. Ils ne feraient qu'un, à un moment donné, parce qu'en réalité ils peuvent ne faire qu'un, ne faisaient qu'un au niveau holographique, mais faisant deux au niveau de la réalité physique.
Le paradigme holographique a aussi des implications sur des sciences reconnues comme la biologie. Keith Floyd, un psychologue du Virginia Intermont College, a déclaré que: "si la réalité concrète n'était qu'une "illusion holographique", on ne pourrait plus dire que le cerveau produit la conscience. Ce serait plutôt la conscience qui fait apparaître le cerveau, aussi bien que le corps… et tout le reste autour, que nous interprétons comme une réalité physique".
Un tel revirement dans notre conception des structures biologiques a provoqué d'autres déclarations, en particulier les déclarations de chercheurs en médecine, pour qui la compréhension du processus de guérison pourrait aussi être transformé par le paradigme holographique. Si la structure physique apparente du corps n'est que la projection holographique de conscience, il devient clair que chacun de nous est beaucoup plus responsable de notre santé que ne le pense aujourd'hui la médecine. De ce point de vue, les rémissions de maladies censées être mortelles et les guérisons miraculeuses constatées par la médecine (en-dehors des guérisons de Lourdes) seraient en réalité des changements dans la conscience (ou dans l'inconscient) qui changeraient à leur tour l'hologramme du corps. Les effets placebo et nocebo (l'inverse) trouveraient ici toute leur signification.
Peut-être que notre description et notre vision de la réalité n'est-elle qu'un consensus de ce qui est et de ce qui n'est pas, formulé et ratifié au niveau de l'inconscient, qu'il soit accepté ou non au niveau conscient. Ce consensus serait visible par tous et matérialisé par tous parce que tous les esprits possédaient le même inconscient, parce qu'ils seraient tous connectés par la partie holographique ou inconsciente de leur cerveau". (Propos cités dans le site Outre-vie.com).
Stephan Lupasco (1900-1988) d'après Michel Random
"Énergie et matière vivante: Pour Lupasco, les deux propriétés de l'énergie, identité et différenciation, sont à la fois distinctes et cependant étroitement reliées. De ces deux énergies vectorielles naissent encore deux matières, l'une physique, l'autre biologique. Les deux matières, étant diversifiées, conduisent à une hétérogénéisation: elles créent tout ce qui existe. La troisième matière contient en elle-même toutes les énergies… C'est ce que Lupasco nomme aussi la Troisième Logique, ce qu'il considérait comme sa grande découverte. C'est l'occasion de noter que le soufisme conçoit aussi l'univers comme un ensemble de "corporéités". Autrement dit, tout ce qui est manifesté dans l'univers appartient à des formes, semblables à des corps de plus en plus fins, mais qui n'échappent pas à la matière. La pensée, elle-même, étant aussi une fine matière.
Ces quelques exemples montrent comment Lupasco est un grand visionnaire de la connaissance. La science est frileuse, elle craint qu'on cesse d'être scientifique quand quelque chose n'est pas évident dans la chambre à bulles ou sous un microscope. Il faut de grands esprits comme Lupasco ou David Bohm pour n'avoir pas peur du sens. Après tout, c'est le regard qui contribue à créer le réel, autant que le réel crée le regard (B. d'Espagnat).
"La Tradition arrive à des conclusions auxquelles j'arrive personnellement par des trajets extrêmement complexes et longs. C'est une vérification d'une prise de conscience de la conscience du monde par la Tradition. C'est extrêmement intéressant." (p. 185)
Le Vide aussi est une potentialisation, un Tao qui contient d'infinies potentialisations, donc d'infinis univers. La Manifestation étant être et non être, la potentialité est donc "ce qui n'est pas encore actualisé, mais qui contient ce qui va s'actualiser". Je donne un exemple concret, dit Lupasco: "Je vais acheter du tabac en face de chez moi; eh bien, ça c'est une potentialité: à ce moment-là, mon sujet est occupé parce que mon système neuro-central est occupé par cette potentialité "aller chercher du tabac". Quand je vais acheter du tabac, j'actualise cette potentialité." (Entretiens avec M. Random)
On peut passer du tabac à l'échelle cosmique, et au monde de tous les possibles. La potentialité est conscience, et la conscience troisième matière ou troisième univers. "L'Univers nous donne quelque pâle exemple, la vulnérable, rare et pourtant puissante matière psychique, qui s'élabore, étonnamment conquérante sur notre planète et qui ne doit certes pas manquer dans d'autres parties de notre monde", écrit S. Lupasco. "A chaque niveau, il y a conscience" dit-il. La conscience ne disparaît jamais. Ici, la conscience c'est l'information orientée, dirigée, programmée, "consciente" en quelque sorte. Et notre conscience, c'est le réel, l'ordre implicite et explicite du monde lui-même, comme dirait David Bohm.
Ainsi on peut concevoir d'autres mondes, ou d'autres "parties de notre monde". (…) "C'est justement là le mérite historique de Lupasco, dit Basarab Nicolescu ; il a su reconnaître que l'infinie multiplicité du réel peut être restructurée, dérivée à partir de seulement trois termes logiques, concrétisant ainsi l'espoir formulé auparavant par Peirce." (Nous, la particule et le monde, op. cit). De fait, on retrouve cette structure ternaire dans notre cerveau. Notre cerveau travaille bien dans l'espace-temps, mais la conscience existe spontanément hors de l'espace-temps.
Il ne peut y avoir qu'un sens à l'énergie dans l'univers: l'énergie-conscience: "La Conscience est Energie" dit le Shakta Vedanta . L'énergie mystérieuse de Brahman, l'Absolu. Mais l'énergie ou la conscience de Brahman, de Bouddha ou de Lao-tseu, nous l'avons dit, est vide, vide ou immatérielle comme la pensée. Ce Vide contient toutes les énergies.
Ce qui nous conduit au concept de pure énergie et de non-matière comme l'avait bien vu Lupasco.
"Tous les objets qui nous entourent ... n'ont rien de "matériel", dans le sens plusieurs fois millénaire et instinctif de la notion de matière, ils ne sont ... que les manifestations et les systématisations plus ou moins résistantes de l'énergie ..." (p. 23, Les Trois Matières).
Toute perception, toute connaissance, toute énergie, procède donc de la nature de l'esprit. Conclusion à laquelle Von Neumann, Henry Stapp, David Bohm, Bernard d'Espagnat et tant d'autres physiciens sont parvenus. Les événements cérébraux sont des phénomènes quantiques qui déterminent à leur tour la nature de l'information.
Michel RANDOM
Basarab Nicolesc théoricien au CNRS
Extraits de la communication de Basarab Nicolescu "De la physique quantique à l'ontologie" lors du colloque du CIRET dédié à Lupasco: "Dans son livre le plus célèbre Les trois matières, publié neuf ans après Le principe d'antagonisme, Lupasco écrit: "... la matière ne part pas de l' inanimé ... pour s'élever, par le biologique, de complexité en complexité, jusqu'au psychique et même au-delà: ses trois aspects constituent ... trois orientations divergentes, dont l'une, du type microphysique ... n'est pas une synthèse de deux, mais plutôt leur lutte, leur conflit inhibiteur ...". La conclusion que toute manifestation, tout système comporte un triple aspect - macrophysique, biologique et quantique (microphysique ou psychique) - est certes étonnante et riche de multiples conséquences.
La tridialectique lupascienne est une vision de l'unité du monde, de sa non-séparabilité: "... il n'est pas d'élément, d'événement, de point quelconque au monde qui soit indépendant, qui ne soit dans un rapport quelconque de liaison ou de rupture avec un autre élément ou événement ou point, du moment qu'il y a plus d'un élément ou événement ou point dans le monde (ne serait-ce que pour notre représentation ou notre intellect) ... ". Et Lupasco conclut: "Tout est ainsi lié dans le monde ... si le monde, bien entendu, est logique"…. Lupasco renoue avec la tradition en éclairant d'une manière nouvelle l'ancien principe d'interdépendance universelle. Mais il anticipe aussi d'une décennie le principe de bootstrap, introduit en physique quantique par Geoffrey Chew et selon lequel chaque particule est ce qu'elle est parce que toutes les autres particules existent à la fois. Dans un certain sens, toute particule est faite de toutes les autres particules. Il n'est donc pas étonnant que Lupasco partage, avec la théorie du bootstrap, l'idée qu'il ne peut pas y avoir des constituants ultimes de la matière. Pour Lupasco, tout système est un système de systèmes. Lupasco montre avec pertinence le fondement métaphysique de la croyance dans les constituants ultimes de la matière, croyance assez tenace aujourd'hui encore parmi les physiciens quantiques: "... l'élément ... sera toujours, à son tour, composé d'éléments, contiendra toujours structurellement d'autres éléments, sans que l'on puisse arriver jamais à un élément dernier qui signifierait ... l'identité parfaite et la non-contradiction absolue ... et qui réduirait donc toute chose à un élément unique, somme toute, à l'UN métaphysique ... ".
En physique des particules, les quarks nous apparaissent certes comme des constituants ultimes de la matière. Mais les quarks ont une propriété paradoxale: le mécanisme théorique de confinement permanent des quarks nous dit qu'ils ne peuvent jamais sortir de la matière, car, pour sortir, ils auraient besoin d'une énergie infinie. De plus, sur le plan théorique, on pourrait s'attendre à ce que les quarks aient, à leur tour, des sous-constituants. La quête des constituants ultimes de la matière semble sans fin.
(Extraits du Bulletin Interactif du Centre International de Recherches et Études transdisciplinaires n° 13 - Mai 1998)
Ron Hubbard (1911-1986)
"La huitième Dynamique est l’impulsion vers la survie en tant qu'infini, elle est généralement connue comme la dynamique de l’être suprême ou du créateur. On peut l’appeler LA DYNAMIQUE DE L’INFINI ou de DIEU".
LES FACTEURS (23 avril 1953)
1. Avant le commencement était une Cause et le seul but de la Cause était la création d’un effet.
2. Au commencement et pour toujours est la décision et la décision est ÊTRE.
3. Le premier acte de la condition d’être est d’assumer un point de vue.
4. Le deuxième acte de la condition d’être est de projeter depuis le point de vue, des points à voir, qui sont des points de dimension.
5. Ainsi est crée l’espace, car la définition de l’espace est: point de vue sur la dimension. Et il faut qu’il y ait des points de dimension pour qu’il y ait un espace et un point de vision.
6. Le mouvement d’un point de dimension est atteindre et se retirer.
7. Et entre le point de vue et les points de dimension, il y a des relations et des échanges. Ainsi de nouveaux points de dimension sont créés. Ainsi est créée la communication.
8. Et ainsi est créée la lumière.
9. Et ainsi est créée l’énergie.
10. Et ainsi est créée la vie.
11. Mais il y a d’autres points de vue et ces points de vue projettent des points à voir. Et il se produit alors un échange entre les points de vue ; mais l’échange ne se fait jamais autrement qu’en termes d’échange de points de dimension.
12. Un point de dimension peut être déplacé par le point de vue, car le point de vue, en plus de ses considérations et aptitudes créatives, est doté de volonté et d’autonomie d’action potentielle ; et le point de vue, voyant des points de dimension, peut changer par rapport aux autres points de vue, par rapport aux points de dimension des autres, ou par rapport à ses points de dimension. Ainsi sont crées tous les principes fondamentaux du mouvement.
13. Tous les points de dimension sans exception qu’ils soient grands ou petits sont solides. Et ils sont solides uniquement parce que les points de vue disent qu’ils sont solides.
14. De nombreux points de dimension se combinent pour former des gaz, des fluides ou des solides plus grands. Ainsi est créée la matière. Mais le point le plus précieux est l’admiration et l’admiration est si puissante que son absence seule permet la persistance.
15. Un point de dimension peut être différent des autres points de dimension et peut ainsi posséder une qualité individuelle. Et de nombreux points de dimension peuvent posséder une qualité similaire, et d’autres peuvent aussi posséder une qualité similaire qui leur soit propre. Ainsi sont créées les qualités des différents genres de matière.
16. Le point de vue peut combiner des points de dimension en formes et les formes peuvent être simples ou complexes et peuvent être à différentes distances des points de vue et ainsi il peut y avoir des combinaisons de formes. Et les formes sont capables de mouvement et les points de vue sont capables de mouvement et ainsi il peut y avoir un mouvement des formes.
17. Et l’opinion du point de vue règle les considérations sur les formes, leur immobilité ou leur mouvement, et ces considérations consistent à attribuer de la beauté ou de la laideur aux formes et l'art n'est rien d'autre que ces considérations.
18. L’opinion des points de vue est que certaines de ces formes doivent durer. Ainsi est créée la survie.
19. Et le point de vue ne peut jamais périr ; mais la forme peut périr.
20. Et les nombreux points de vue, agissant les uns sur les autres, deviennent dépendants des formes des autres et ne cherchent pas à distinguer parfaitement l’appartenance des points de dimension et ainsi est créée une dépendance vis-à-vis des points de dimension et des autres points de vue.
21. Il en découle une uniformité de conduite des points de vue concernant l’interaction des points de dimension, et ceci, réglé, est le TEMPS.
22. Et ainsi sont créés les univers.
23. Les univers sont alors au nombre de trois: l’univers créé par un point de vue, l’univers créé par chaque autre point de vue, et l’univers créé par l’action mutuelle des points de vue et qu’ils conviennent de maintenir - c’est l’univers physique.
LES AXIOMES DE SCIENTOLOGIE (1954)
1. La vie est fondamentalement un statique.
Définition: un statique de vie n’a ni masse ni mouvement, ni longueur d’onde, ni localisation dans l’espace ou dans le temps. Il possède l’aptitude à postuler et à percevoir.
2. Le statique a la faculté de considérer, de postuler et d'avoir des opinions.
3. L’espace, l’énergie, les objets, les formes et le temps sont le produit de considérations créées par le statique et/ou de considérations auxquelles il a donné son accord et ne sont perçus que parce que le statique considère qu’il peut les percevoir.
4. L’espace est un point de vue qui crée la dimension.
5. L’énergie consiste en particules postulées dans l’espace.
6. Les objets consistent en particules groupées.
7. Le temps est fondamentalement un postulat que l’espace et les particules vont persister.
8. L’apparence du temps est le changement de position des particules dans l’espace.
9. Le temps se manifeste essentiellement par le changement.
10. Le but suprême dans cet univers est la création d’un effet.
11. Les considérations qui engendrent les conditions d'existence sont au nombre de quatre.
L’AS-IS-NESS est la condition de création instantanée sans persistance, et la condition d’existence qui se manifeste au moment de la création et au moment de la destruction, et elle diffère des autres considérations en ce qu’elle ne contient pas de survie.
L’ALTER-IS-NESS est la considération qui introduit le changement et donc du temps et de la durée, dans un AS-IS-NESS afin d’obtenir une persistance.
L’IS-NESS est une apparence d’existence provoquée par la modification continuelle d’un AS-IS-NESS. C’est ce qu’on appelle, lorsqu'elle est reconnue d’un commun accord, la Réalité.
Le NOT-IS-NESS est un effort qui consiste à employer de la force pour faire disparaître un IS-NESS. C’est une apparence et elle ne peut absolument pas venir à bout d'un IS-NESS.
"La sixième dynamique est ce qui pousse l’univers physique à exister.
Si la vie (ou Thêta comme nous l’appelons en Scientologie) est un miroir et le créateur d’un mouvement qui peut être reflété, il s’ensuit que, à la façon d’un miroir, l’ensemble des lois du mouvement, du magnétisme, de l’énergie, de la matière, de l’espace et du temps peut être trouvé par la pensée, et que le comportement et même le fait de penser ont certaines des qualités de l’univers physique concernant la matière, l’énergie, l’espace et le temps. L’univers physique comporte quatre parties: matière, énergie, espace, temps. Le terme MEST signifie Matière, Énergie, Espace (Space en anglais) et Temps ; il a été créé à partir des initiales de chacun de ces éléments. Le mot MEST en tant que tel signifie l’univers physique. L’origine du MEST réside dans le thêta même, et le MEST tel que nous connaissons l’univers physique, est un produit de thêta. Auparavant, un statique n’était défini que comme un objet sans mouvement…Cette définition n'est pas adéquate car l’état de repos pour un objet n’est produit que par un équilibre de forces, et que tous les objets possèdent en eux-mêmes ne serait-ce qu’au niveau moléculaire, un mouvement, et qu’ils existent dans l’espace qui, en soit, fait partie intégrante du mouvement. Par conséquent, nous voyons que nous avons à faire à un statique de plus haut niveau. Ce mot vient du latin sto, qui veut dire se tenir debout ou s’arrêter. Aucune partie du MEST ne peut être statique. Mais thêta est un statique.
Thêta n’a pas de mouvement. Même quand le MEST qu’il commande se déplace dans l’espace et le temps, thêta ne bouge pas, car thêta n’est ni dans l’espace ni dans le temps.
L’espace: la définition pratique de l’espace est "point de vue de dimension": il n’y a pas d’espace sans point de vue, il n’y a pas d’espace sans points à observer. L’espace n’est pas un néant, l’espace est un point de vue de dimension, c’est la distance à travers laquelle on regarde ; si l’on ne regardait pas, on n’aurait pas d’espace. L’espace est créé par le fait de regarder à partir d’un point. La seule réalité de l’espace est la considération convenue selon laquelle on perçoit à travers quelque chose, et c’est ce que nous appelons l’espace. Un point de dimension, c’est n’importe quel point dans un espace ou aux limites de l’espace.
La matière: la matière est une condensation d’énergie. Plus l’énergie se condense, moins elle occupe d’espace et plus grande est sa résistance. Quand elle est condensée, l’énergie devient matière. Quand elle est dispersée, la matière devient de l’énergie. On ne peut considérer la matière sans également considérer l’énergie.
Le temps: le temps est en réalité une considération, mais il y a l’expérience du temps. Il y a une distance, il y a une vitesse de déplacement de particule ; et le mouvement de cette particule par rapport à son point de départ et par rapport à son point d’arrivée est en soi la considération du temps. On ne peut pas avoir de temps sans espace, sans énergie et sans objets. Il n’y a pas de temps sans ces éléments. (...) Le temps est réel mais l’individu est devenu tellement dépendant de la matière qui se déplace dans l’espace pour lui indiquer le temps que son sens du temps est devenu dépendant de la matière, de l’énergie et de l’espace. L’apparence du temps est le changement de position des particules dans l’espace (Axiome 8) et… le changement est la manifestation première du temps" (Axiome 9).
Notes:
1 Au sens médiéval du terme, ensemble de tout ce qui existe.
2 Traité d'astronomie, décrivant le mouvement des corps célestes dans le firmament et où il démontre que la terre tourne autour du soleil.
Bibliographie:
Aquin, St Thomas (d'): Summa Theologiae
Agustin (Saint): Les confessions
Aristote: Métaphysique
Avila Sainte Thérèse (d'): Les demeures
Bacon Francis: la nouvelle Atlantide
Berkeley Georges: le Dialogue de Hylas et de Philonous
Bergson Henri: Essai sur les données immédiates de la conscience
Bohm, David:
a. La plénitude de l'univers
b. La conscience de l'univers
Bousquet, J.: Articles divers
Brennan, Alexander: La méthode Alexander
Brosse, Thérèse: La Conscience-Energie, structure de l’homme et de l’univers
Capra, Fritjof: Le Tao de la physique
Chardin, Pierre Teilhard (de):
a. Réflexions et prières dans l'Espace-temps
b. Le cœur de la matière
c. Le phénomène humain
d. Le milieu divin
e. L'avenir de l'homme
f. L'hymne de l'univers
g. L'énergie humaine
Charon, Jean:
a. Le monde éternel des éons
b. J'ai vécu quinze milliards d'années
Croix (de la) Saint Jean: La nuit obscure
Dalaï-Lama:
a. Passerelles: Entretiens avec des scientifiques sur la nature de l'esprit
b. Entretien dans la revue Mountain Path (avril 1965)
c. L'Éveil de Bodhicitta
d. Épanouir l'esprit et ouvrir son cœur à la bonté
Descartes:
a. Des Principes de la Connaissance Humaine
b. Méditations Métaphysiques
c. Discours de la Méthode
d. Des Passions Particulières
Dürckheim Karlfried Graf: La Voie initiatique, le don de la Grâce
Dutheuil Régis: La théorie supra-lumineuse
Epictete: Entretiens
Guitton, Jean: Dieu et la science
Heidegger Martin: Être et Temps
Hartley Burr Alexander: Le reiki
Héraclite: Fragments
Hobbes, Thomas: Le Léviathan
Hubbard Ron:
a. Les fondements de la pensée
b. Science de la survie
c. Scientologie 0-8
d. Scientologie 8-08
e. Comprendre l'électromètre
f. Dictionnaire technique
Huxley, Aldous:
a. Brave New World
b. Island
Kant E.: Critique de la raison pure
Kerroz Aude (de): Les Échelles du Ciel
Jacques Lacarrière: Les Gnostiques
Leibnitz: Hypothesis physica nova
Levinas Emmanuel:
a. Totalité et infini
b. Altérité et transcendance
Lupasco, Stephan: L'expérience microphysique et la pensée humaine
Montaigne: Essais, Livre I
Nietzsche: Ainsi parlait Zarathoustra
Pascal: Les Pensées
Platon:
a. La République, livre VII: L'allégorie de la caverne
b. Phédon
Pribam Karl: Le cerveau Holographique
Maître Sawaki Kodo: Pourquoi le zen à notre époque?
Spinoza:
a. l'Ethique
b. De la Nature et de l'Origine de l'âme
Yuno Rech Roland: Enseignements
Voltaire:
a. Traité sur l'intolérance
b. L'immortalité de l'âme
Wolf Christian (von): Theologia naturalis
